Nos produits enregistrent les signes vitaux dans des contextes où c’était difficile de le faire avant. On a vraiment l’impression de contribuer à l’évolution de la science en permettant de prendre des mesures dans la vie réelle, non seulement en clinique ou en laboratoire.
J’ai hâte de voir les premières grandes découvertes scientifiques qui en découleront.
– Pierre-Alexandre Fournier, cofondateur et président d’Hexoskin

Hexoskin, fondée à Montréal en 2006 par Pierre-Alexandre et Jean-François Roy, est une entreprise de santé connectée ayant pour mission d’enregistrer les données de santé personnelle, en plus de rendre ces renseignements accessibles et utiles.

Avec ses 25 employés, l’expert du vêtement intelligent offre de l’équipement, des logiciels et des services aux quatre coins du monde, y compris la France, le Japon et l’Australie.

« Héroskin »

Reconnue par Gear Patrol en 2016 pour l’excellence de son célèbre t-shirt biométrique, Hexoskin compte des milliers d’usagers, dans trois segments : les individus, tels que les athlètes ou entraîneurs; la recherche clinique, y compris des universités, des hôpitaux et des entreprises de recherche en santé; ainsi que des clients gouvernementaux, en sécurité, en défense ou en aérospatiale. L’entreprise met donc son talent à profit pour des ambulanciers, des champions olympiques, des pompiers, des soldats et des astronautes. En plus de ses vêtements qui captent et enregistrent les données biométriques sur ses serveurs, Hexoskin développe des logiciels de synchronisation et des services de consultation.

L’entreprise a divers types de partenaires, dont un réseau universitaire, afin d’identifier de nouveaux usages pour ses outils. Elle s’implique dans divers projets de recherche, notamment auprès de l’Institut de cardiologie de Montréal, du Centre universitaire de santé McGill, de l’Université d’Ottawa et de TELUQ.

Les intégrateurs de systèmes pour les compagnies pharmaceutiques ou biotechnologiques sont aussi ses collaborateurs. Pierre-Alexandre était à Boston au moment de notre rencontre, pour une conférence sur les innovations d’essais cliniques pharmaceutiques, un secteur dans lequel s’implique l’entreprise.

Une question de momentum

Choisir le bon moment semble impératif en technologie, comme le confirme le président d’Hexoskin : « Quand on a commencé en 2006, les gens n’étaient pas très habitués à certains atouts technologiques », raconte Pierre-Alexandre. « Il fallait utiliser une clé USB pour Bluetooth. Il n’y avait pas de téléphones intelligents et les laptops n’étaient pas compatibles. Toutefois, on connaît les courbes d’adoption et on pouvait prédire que quand on serait prêts à vendre le produit, le timing technologique serait bon. »

Ayant une expertise en télécommunication, en électronique et en intelligence artificielle, Pierre-Alexandre et Jean-François avaient remarqué que la plupart de leurs collègues optaient pour le marketing en ligne chez Yahoo, Google ou des sociétés de finances. « Ils déménageaient à Londres, New York et Tokyo pour faire de l’investissement en bourse, par exemple », se rappelle Pierre-Alexandre. « On voulait plutôt utiliser nos connaissances mathématiques pour faire quelque chose qui aiderait les gens. Améliorer les services et les rendre plus accessibles, faciliter la prévention, les prédictions et la gestion des conditions chroniques pour éviter les hospitalisations. Voilà pourquoi, 11 ans plus tard, on continue en sachant que tout cela a un sens, qu’on contribue à la société ».

En 2012, passer d’un mode R&D à un mode production a permis à l’entreprise de vendre des prototypes et d’être plus rentable. Elle avait signé son premier contrat gouvernemental de capteurs portables auprès de l’agence spatiale canadienne, qui demeure à ce jour un client. « On a tout un plan de développement avec eux et la NASA », mentionne Pierre-Alexandre avec enthousiasme.

Quand je lui demande quels moyens de financement ont été utilisés, il rigole, puis me dit : « À peu près tous les moyens qui existent. Des bourses de 20 à 25 000 $, des prêts de 4 sources différentes… on a même déjà utilisé nos marges de crédit personnelles pour la paye. » Une levée de capital privé a permis d’amasser environ 3 millions et l’entreprise compte maintenant une trentaine d’actionnaires.

La santé en ligne

Le joueur clé de la santé connectée note qu’Internet permet de rejoindre des communautés dispersées géographiquement. « C’est principalement en ligne que les clients nous trouvent en raison de notre couverture de presse, en cherchant nos produits sur Google », souligne le président.

Aussi, la télémédecine évolue. « Aux États-Unis, cette année, des millions de personnes auront une consultation vidéo avec leur médecin. Si la nouvelle consultation typique se fait via vidéo, l’infrastructure de santé connectée devient essentielle », explique Pierre-Alexandre. « Les principaux obstacles sont réglementaires. Au Québec, c’est également une question de modèle d’affaires. Il faut que les médecins soient payés, et pour avoir une masse critique, il faut que le gouvernement s’implique », poursuit-il. Selon lui, le ministère de la santé doit permettre aux professionnels de la santé de fournir des services à distance d’une manière encadrée et rémunérée. « Avec le même budget, on pourrait en faire plus… ».

Source: Mélanie Pilon, journaliste pour la Vitrine Star Tech


> Soyez technopolys !

11Avr 2018

À la fin de ma maîtrise en gestion, je me trouvais devant ce dilemme classique, ‘Je fais quoi maintenant?’. Postuler un emploi ne me ressemblait pas, alors j’ai suivi le sage conseil de mon professeur, qui m’a rappelé que je ne devais pas forcément avoir de l’expérience avant de me lancer en affaires : Si c’est ce que tu veux faire, vas-y Amira !
– Amira Boutouchent, cofondatrice et CEO de Bridgr

Bridgr accompagne les PME manufacturières dans leur transformation numérique, offrant un carrefour virtuel où elles peuvent repérer et collaborer avec les principaux experts et fournisseurs de technologies requis pour réaliser ce changement.

La startup québécoise qualifie les technologies et les spécialistes qui seront jumelés aux clients selon leurs besoins, tant en matière d’expertise que de culture d’entreprise. Les entreprises clientes effectuent une sélection parmi trois à six profils et utilisent une plateforme conçue spécialement par Bridgr pour la gestion de projets manufacturiers afin d’administrer le tout, des documents associés à ces fournisseurs, au paiement de leurs services.

Lire la suite

04Avr 2018

Si les entreprises d’envergure comme TransferWise, Wealthsimple et l’une des 10 plus importantes institutions financières au pays font affaire avec nous, c’est avant tout parce qu’on mise vraiment sur la qualité des données qu’on met à leur disposition et la rapidité de notre application.
– Yves-Gabriel Lebœuf, CEO et cofondateur de Flinks

Alliant les mots financial et links, Flinks est une application d’agrégation de données financières qui facilite la connexion entre les institutions financières et les diverses entreprises logicielles qui utilisent ces données dans le cadre des services qu’elles offrent.

Yves-Gabriel donne l’exemple de Paypal, qui doit être lié aux comptes bancaires des utilisateurs pour permettre les dépôts et les retraits. « Auparavant, les gens devaient soumettre tous les numéros requis pour indiquer au système l’institution, le transit, le compte », explique-t-il. « Avec la technologie qu’on a développée, on le fait de façon instantanée. Puis, nos clients optent pour notre API en raison de la fiabilité et de la stabilité de la connexion par laquelle on puise les données financières. »

Lire la suite

28Mar 2018

L’utilisateur final de notre produit de connexion entre le monde réel et le Web ne se sent jamais observé, par son employeur par exemple. Il demande plutôt à ce qu’on le reconnaisse parce que notre technologie permet d’améliorer son expérience et ça, c’est une grande victoire pour nous.
– Jeffrey Dungen, cofondateur et PDG de reelyActive

reelyActive, chef de file mondial des systèmes de localisation en temps réel BYOD (Bring Your Own Device), permet en quelque sorte à ses clients d’observer le monde réel comme s’il s’agissait de pages Web, en vue d’optimiser ce qui importe le plus pour leur entreprise.

Lire la suite

loading